Introduction

Pour les chrétiens, une église est un lieu sacré, qui dit quelque chose de la présence de Dieu dans nos vies. C’est également un lieu vivant, qui permet de se retrouver pour relire ensemble la Bible, prier et méditer à nos vies.

C’est également un lieu chargé de signes : autel, crucifix, chemin de croix, vitraux, sculptures, peintures, architecture, … Chaque église raconte, à sa manière, quelques choses de la vie de Jésus.

L’église est généralement construite au milieu du village ou sur une hauteur. C’est une manière de dire que la présence de Dieu est au coeur de nos vies. Son clocher est comme un repère, pointé vers le ciel, signe de lien entre la terre et le ciel.

Elles sont généralement orientées vers l’Est, où se lève le soleil. Le levée du Soleil, qui illumine le vitrail du fond de l’église, est ainsi le signe, chaque matin, de la résurrection du Christ.

Depuis l’entrée

A l’entrée de l’église, vous pouvez chercher un « bénitier », une petite coupelle avec de l’eau. En mémoire de son propre baptême, le chrétieny trempe le bout de ses doigts et fait le signe de croix.

A l’intérieur, on peut apercevoir un chemin de croix : 14 petits tableaux, sur les côtés de l’église. Chaque tableau représente une étape de la condamnation à mort de Jésus. C’est cet épisode de la vie de Jésus dont nous faisons mémoire le Vendredi Saint – le vendredi de Pâques.

Certaines églises ont des fonds baptismaux – une grande cuve où l’on peut mettre de l’eau pour célébrer les baptêmes. Les chrétiens pensent que leur vie de croyant sera un cheminement vers Dieu et avec lui. Le Baptême marque le point de départ de ce cheminement et l’entrée dans la communauté des croyant.

L’autel

Le point central,  c’est l’autel – une sorte de table au milieu de transept. Il nous rappelle notamment le dernier repas de Jésus : pour la Pâques juive, Jésus dîne avec ses disciples. C’est à la fin de ce repas que Judas le trahit et le livre aux Romains. Les romains vont le condamné à mort et le crucifier, le vendredi. Pour les chrétiens, il réussite le dimanche.

Chaque dimanche, pendant la messe, les chrétiens font mémoire de ce dernier repas. Ils croient que Jésus a accepté de donner sa vie pour nous révéler que son message peut nous rendre vraiment heureux. Le sacrement de l’Eucharistie est absolument central. C’est « la source et le sommet de la vie chrétienne » (Concile Vatican II). L’autel est ainsi le signe d’un Dieu qui s’offre à nous, encore aujourd’hui.

Cela peut nous rappeler la parabole de Lazare (Luc 16, 9-31) :

« Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Statues, peintures, vitraux

En continuant à se promener dans l’église, on peut s’arrêter sur tel ou tel œuvre d’art. Au-delà de la vie de Jésus, les chrétiens s’appuient également sur l’exemple des Saints, qui nous disent, chacun à sa manière, une façon de centrer sa vie sur ce qui est vraiment important pour être heureux.

Quand ces églises ont été construites, souvent au Moyen-âge, peu de gens savaient lire. Les vitraux étaient une véritable catéchèse pour expliquer aux chrétiens l’histoire sainte. On y retrouve des épisodes de l’Ancien et du Nouveau testament, de la vie de Jésus et de Marie, des vies de saints.

Les saints sont comme des exemples car, comme le disait le Curé d’Ars, « Ils n’ont pas tous bien commencé, mais ils ont toujours bien fini » et des amis car on peut les invoquer, leur demander de l’aide. Les saints ne sont pas des êtres parfaitsmais ils sont exemplaires dans l’amour qu’ils ont eu pour Dieu et pour leurs frères.

Conclusion

Après ce petit tour d’horizon, un peu rapide, n’hésitez à prendre un temps de méditation personnelle. Si cela vous aide, vous pouvez aussi allumer une petite bougie, sa lumière est le signe de Dieu qui éclaire nos vies ; et la fumée qui monte nous rappelle les prières qui « montent » vers Dieu.

Si vous ne savez pas par où commencer, voici quelques textes qui peuvent vous aider :

 

 

 

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